3 questions à Bernard DUSSUC , enseignant d'Analyse des coûts et des Jeux d'entreprise à l'UFAR

30/10/2019

La série d'interviews flashs "3 questions à ..." continue avec Bernard DUSSUC, enseignant d'Analyse des coûts et de Jeu d'entreprise à l'UFAR. 

Bernard Dussuc est maître de conférence à IAE de Lyon (dont les programmes de Licence et de Master sont dans le top 5 du classement Eduniversal 2018-2019 https://www.univ-lyon3.fr/)

 

1. Comment motivez-vous vos étudiants à apprendre “les métiers” que vous enseignez ? Quel est le défi de l’enseignement moderne selon vous ?

Je n’ai pas le sentiment « d’apprendre des métiers », mais de partager des connaissances et des techniques de gestion. L’essentiel pour moi est de chercher à illustrer mes propos (théoriques) de situations (empiriques) qui parlent aux étudiants afin de faire passer un message : cette grille d’analyse s’applique au cas de la société X lorsqu’elle cherche à comprendre ceci, modifier cela… Peut-être que vous serez amené(e) à utiliser un jour la méthode du coût cible, l’analyse des écarts, etc. Tout ceci présente un intérêt pour vous !

Pour moi, le défi à relever porte sur la prise en compte de l’environnement numérique : des étudiants de plus en plus « dispersés ». Comment capter l’attention ? Comment intégrer la variable numérique dans les enseignements ?

 

2. Est-ce que les méthodes d’enseignement sont différentes pour les étudiants arméniens et français ?

Oui et non. Pour moi, les quelques différences d’approches visent à corriger quelques points qui me semblent spécifiques à l’étudiant arménien : une tendance à « apprendre par cœur », une tendance à « réciter » une leçon le jour de l’examen, peut-être une difficulté à structurer un problème (à l’aide de tableaux synthétiques par exemple…). Le fond reste le même ; mais avec les étudiants arméniens, les illustrations sont souvent « locales » pour donner du sens et les recommandations évoquées plus haut sont mises en avant : il faut que l’étudiant utilise des outils pour analyser une situation et non pas qu’il récite des recettes !

 

3․ Votre conseil aux étudiants ?

Je reprends volontiers et approximativement une réflexion d’un chanteur français que j’apprécie, Jacques Dutronc : le travail paie dans le futur, la paresse paie au comptant. Mais des étudiants qui ont une vingtaine d’années ont toute la vie devant eux !  Ils ne sont pas pressés : l’investissement intellectuel des années universitaires sera payé (à crédit certes…).

Et pensez toujours à la chance que vous avez de pouvoir aller étudier à l’université ! Ce n’est pas donné à tous…