Alumni de l'UFAR : l'histoire de succès de Angela Margaryan (PROMO 2006)

20/07/2020

A l’occasion de son 20e anniversaire, l’Université française en Arménie lance une série d’entretiens « Alumni de l’UFAR : une histoire de succès » avec ses 15 promotions (2005-2019). La réussite de ses alumni est la plus grande récompense d’une université.

Retrouvez les entretiens en 2 langues sur les sites ufar.am et don-ufar.com

 

Angéla Margaryan | alumna de la faculté de Gestion Licence 2006 à l’Université Française en Arménie | diplômée d’un double master en Management du Tourisme et en Contrôle de Gestion de l’Université de Toulon (France) | Contrôleuse de gestion | Covaldem11 (administration publique) | Carcassonne, France.

 

Quel a été le rôle de l’UFAR pour trouver votre place dans le marché du travail ?

 

Pour être complètement franche mon choix pour l’Université française s’était fait un peu par hasard. A 16 ans je savais pertinemment que je voulais exercer un métier au sein d’une entreprise, mais sans beaucoup de recul sur l’éventail des métiers existants, j’avais pris la décision de commencer par une licence en Management. En 2002 l’Université française avait ouvert ses portes seulement depuis 2 ans et après quelques hésitations, mes pas m’ont guidée jusqu’à l’UFAR, car j’avais le pressentiment que ce dernier allait me permettre de relever plusieurs défis à la fois.

 

En effet le challenge a été à la hauteur de mes attentes : d’un côté j’ai été amenée à découvrir une panoplie de métiers tournant autour de la gestion par des enseignants brillants et engagés et de l’autre coté à apprendre une nouvelle langue étrangère en partant de zéro et à parvenir à la maîtriser librement en très peu de temps.  C’est une opportunité hors norme que l’Université française offre à ces étudiants et j’ai eu la faveur de faire partie de ces chanceux qui ont pu effectivement s’ouvrir au monde grâce à des connaissances solides transmises par une équipe pédagogique très compétente. Cette dernière, toujours à l’écoute m’a accompagnée dans l’apprentissage du métier et de la langue française tout au long de mes cinq années universitaires au sein de l’UFAR. C’est pour cela que je peux affirmer aujourd’hui sans hésitation que mon avenir professionnel aurait été incontestablement très différent si je n’avais pas suivi mon instinct et n’avais pas accordé ma confiance à l’Université française en Arménie. 

 

Pensez-vous que la réussite au travail est uniquement le résultat d'un engagement personnel et de l’assiduité ?

 

Certes l’engagement et l’assiduité sont indispensables pour réussir dans la vie professionnelle, mais j’ai une approche un peu plus philosophique concernant cette question, car pour moi avant toute chose le gage de la réussite professionnelle dépend du choix de notre métier. En effet je suis convaincue que par l’assiduité et l’investissement personnel, on finit presque toujours par devenir un bon spécialiste, mais on se lasse de notre métier rapidement si on l’exerce sans amour et sans passion.  Donc si je peux me permettre de donner un conseil, ne prenez pas à la légère le choix de votre future profession, prenez le temps d’y réfléchir, n’écoutez pas la voix de la société sur l’attractivité de tel ou tel métier, mais écoutez votre propre voix intérieure et surtout n’ayez pas peur de vous tromper, car ce n’est qu’en découvrant qu’on peut réellement comprendre ce qu’on aime vraiment. J’aime penser que le monde n'a pas besoin de battants qui sacrifient leur bonheur pour exercer leur métier, mais de professionnels passionnés, compétents et heureux.  Donc trouvez votre bonne voie, fixez-vous des objectifs, donnez-vous les moyens d’y arriver et soyez persévérant. Car comme disait le célèbre négociant Jacques Cœur : « A cœur vaillant rien n’est impossible». 

 

Parlez un peu de vos perspectives et de vos projets pour l’avenir ?

 

Depuis 2007 j’habite, j’étudie et je travaille en France. Après avoir terminé mes études à l’UFAR j’ai eu l’opportunité de réaliser mon master en France à l’Université de Toulon.  Ma première expérience dans le métier a débuté à la suite de mon stage de fin d’année.  Actuellement je travaille comme contrôleur de gestion au sein d’une collectivité publique qui a en charge la valorisation des déchets de département de l’Aude. Cette expérience dans un premier temps m’a apporté une ouverture vers le service public français, car ce dernier en France, comme partout dans le monde d’ailleurs, a ses spécificités. Dans un second temps j’ai pu découvrir le domaine de valorisation des déchets qui lui aussi, est très enrichissant, car les enjeux écologiques et économiques montrent aujourd’hui très clairement la nécessité absolue de créer et mettre en place partout dans le monde une gestion des déchets efficaces et respectueuse de l’environnement. Dans ce sens la France a déjà fait beaucoup de progrès et je souhaiterais dans l’avenir avoir ma modeste contribution à la mise en place et au développement de ce modèle en Arménie. J’envisage également, si l’opportunité se présente à moi, partager mes connaissances et mes compétences du métier avec les futurs étudiants de l’UFAR. Ainsi, mon avenir professionnel à moyen terme je projette en Arménie. Cette intention est à la fois partagée par mon mari, qui est d’origine française, mais autant que moi motivé par cette nouvelle perspective et par nos 2 enfants qui espèrent ainsi de s’imprégner davantage de la culture arménienne.