Alumni de l'UFAR : l'histoire de succès de Narek Sharafyan (PROMO 2017)

24/09/2020

A l’occasion de son 20e anniversaire, l’Université française en Arménie lance une série d’entretiens « Alumni de l’UFAR : une histoire de succès » avec ses 15 promotions (2005-2019). La réussite de ses alumni est la plus grande récompense d’une université.

 

Retrouvez les entretiens en 2 langues sur les sites ufar.am et don-ufar.com

 

Narek Sharafyan | alumnus de la faculté de Droit Licence 2017, Master 2019 à l’Université Française en Arménie | Conseiller juridique du Ministre de l'économie de la République d'Arménie | Membre du conseil de l'Agence d'assurance des exportations d'Arménie | Erevan, Arménie.

 

Quel a été le rôle de l’UFAR pour trouver votre place dans le marché du travail ?

 

À mon avis, le diplôme de la faculté de droit de l'Université française en Arménie représente une garantie de diligence et de la qualité des études du candidat pour un certain nombre d'employeurs. Même avant l'obtention du diplôme de licence la plupart de mes amis de classe et moi-même, nous avions déjà plusieurs offres d'emploi. D’ailleurs, mon premier employeur était mon professeur du droit des affaires et du droit financier. Les résultats de l'examen et l'intérêt manifesté pour la matière ont joué un grand rôle dans cette affaire.

 

Dans quelle mesure contribuez-vous au développement de l'économie nationale ou du domaine de votre activité ?

 

Étant donné que je travaille actuellement dans la structure responsable de la politique économique du pays, on peut dire que chaque jour, je traite des questions qui concernent l'économie nationale. Parmi ces questions majeures, je peux mentionner le développement du domaine législatif du partenariat Etat-secteur privé qui vise l'implication du potentiel d'investissement et de gestion du secteur privé dans les projets d'infrastructure, la stratégie de développement du marché des capitaux de l'Arménie et le développement d'un programme à moyen terme pour améliorer l'environnement des affaires. Comme je suis également membre de la commission de recours de l'agence de la propriété intellectuelle du Ministère de l'économie de la RA, ce domaine retient aussi mon attention.

 

Pensez-vous que la réussite au travail est uniquement le résultat d'un engagement personnel et de l’assiduité ?

 

Je pense que l'engagement personnel et l’assiduité peuvent augmenter considérablement les chances de réussite professionnelle. Ils ont été décisifs pour moi. Mais, par ailleurs, l'Université française a assuré un environnement pratique et scientifique qui m’a permis de bien orienter mes efforts pour créer une plus grande valeur ajoutée au moins en Arménie.

 

Le stage professionnel a-t-il contribué à votre insertion professionnelle ?

 

Grâce à l'Université, j'ai fait mon stage professionnel au sein de la Mairie du 9e arrondissement de Paris. Quelques mois plus tard, j'ai commencé à travailler à la Banque centrale d'Arménie. Le lien de causalité n'est pas évident du point de vue professionnel, mais l'expérience que j’ai gagnée pendant ces deux mois en termes de vision du monde et de développement personnel, a eu une signification importante pour moi.

 

Pourquoi avez-vous choisi cette profession ?

 

Je dis souvent que le droit est la plus humaine de toutes les sciences humaines. Pourquoi ? Le droit étudie les règles de fonctionnement normal de la société dans tous les domaines, les institutions publiques, les termes du contrat social, y compris les cas de danger public, les particularités des activités commerciales dans le pays. Cette profession est avant tout un état d'esprit analytique et un système de valeurs. Je suis sûr que contrairement à ce que les gens croient, la logique mathématique et le raisonnement argumenté sont des éléments inséparables du droit. Les facteurs énumérés ont rendu cette profession très attrayante pour moi, et le regard rétrospectif montre que je ne me suis pas trompé en choisissant cette profession.

 

Quels sont les défis actuels dans le domaine de votre activité ?

 

Le défi principal est la culture juridique et les institutions héritées des systèmes juridiques autoritaires. C'est pourquoi, dans la pratique, l'interprétation des actes juridiques pose un certain nombre de problèmes. En particulier, la boîte à outils pour l'interprétation des textes juridiques est subordonnée à l'interprétation primitive des formulations législatives par le biais des principes spécifiques aux différentes branches du droit, des valeurs qu'ils défendent et des buts qu'ils poursuivent.

 

Décrivez en 3 mots la personne qui a réussi dans la vie

Principes, éducation, esprit analytique.