Après minuit: Jean-Marc Lavest, recteur de l'UFAR est l'invité de la Première chaîne publique

21/03/2019

Artur Bakhtamyan et Hermine Stepanyan, animateurs de l'émission « Après minuit » ont accueilli la nuit dernière le recteur de l'UFAR, professeur Jean-Marc Lavest.

 

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Dans un échange chaleureux et enrichissant sur la personnalité du recteur, sa mission en Arménie et son engagement professionnel, Monsieur Lavest a évoqué le partenariat avec TUMO et le projet d'avenir de l'Université française en Arménie, le UFAR20+.

 

« L’UFAR va très certainement déménager de l’emplacement où il est et venir se rapprocher de TUMO. Et mon objectif c’est de construire toute l’Université française en Arménie à côté de TUMO pour qu’on puisse regarder ensemble ce qui va se passer après 18 ans (à TUMO on y va de 12 à 18 ans). Cela fait deux ans qu’on est en train de réfléchir avec Pegor Papazian à ce qu’on peut faire pour notre université, pour leur centre TUMO et pour l’Arménie.

 

Le projet UFAR2020 on l’appelle UFAR20+. C’est un projet qui doit concrétiser les 20 ans de l’UFAR puisque l’UFAR aura 20 ans dans quelques années. C’est aussi un projet qui va essayer d’avoir une forme d’enseignement différente. Et pour pouvoir faire cette forme d’enseignement innovante, l’UFAR et TUMO ont décidé d’associer les meilleures parties de chacun dans un projet commun. Qu’est-ce qui manque le plus aux étudiants arméniens à la sortie des études ? C’est d’avoir réellement travaillé dans des projets professionnels au moment où ils sont encore à l’université. Qui est en capacité de faire tourner de très bons projets professionnels parce qu’il a des installations, parce qu’il a des réseaux, il fait venir beaucoup d’entreprises ? TUMO le fait très bien. Dans un projet comme cela, l’UFAR doit assurer le niveau académique : licence, master, doctorat. Et, les étudiants pendant qu’ils seront à l’université auront passé des centaines d’heures à faire des projets avec TUMO. Et donc au moment où ils vont arriver sur le marché du travail, ils auront à la fois les deux diplômes français et arménien, mais ils auront déjà une expérience professionnelle extrêmement précieuse pour les entreprises qui vont embaucher ces étudiants. Et c'est bien ce qui nous intéresse : de voir comment on peut faire travailler ensemble les universités, les entreprises, les personnes qui mènent les projets, pour que l’étudiant, au moment d’entrer dans le marché du travail, soit le plus compétent possible et le plus facilement intégrable au marché. »

 

« J’ai l’habitude de dire que le rôle du recteur, ce n’est pas de donner un diplôme, le rôle du recteur c’est d’être sûr que l’étudiant qui fait cette université trouve un emploi, ce qui est différent. Parce que cela veut dire que vous devez garantir que le diplôme que vous donnez ouvre la porte des entreprises, des cabinets d’avocats, des administrations. C’est aussi cet esprit d’être sûr de l’adéquation entre ce qu’on va donner comme formation et ce qui est nécessaire pour être intégré dans le travail. Si on réfléchit juste une seconde, on prend un étudiant entre 18 ans et 22 ans, c’est un moment crucial dans la vie et l’université a un rôle important : vous devez travailler avec l’étudiant, vous devez construire un projet professionnel pour qu’au moment où vous le diplômez, vous soyez sûrs qu’il va devenir un citoyen après, qu’il va travailler, payer ses impôts, fonder une famille et développer le pays. En fait la mission de l’université ce n’est pas de donner un diplôme, c’est de construire le projet professionnel avec son étudiant. »