"... On m’a souvent objecté que ce projet était surdimensionné pour un pays modeste quand à sa population et son étendue", S.E. Henry Cuny, co-fondateur de l'UFAR

18/07/2019

Considérations de Son Excellence, Ex-Ambassadeur de France en Arménie et co-fondateur de l'Université française en Arménie, Monsieur Henry Cuny, sur l'UFAR, au lendemain du dîner de gala du 12 juin 2019

Paru dans le mensuel des cultures arméniennes Alakyaz

"L’université dont les nouveaux développements envisagés ont été exposés lors de cette brillante et émouvante soirée a été mise sur pied, à l’époque où j’étais l’ambassadeur de la France, autour de trois idées simples :

 

- Offrir un avenir dans leur pays aux jeunes Arméniens à la hauteur de leurs talents ;

- Faire de cette université un laboratoire d’idées et de projets pour l’Arménie afin qu’elle y puise les ressources intellectuelles nécessaires à la démocratisation de la société, au progrès économique et au progrès politique ;

- Faire de la francophonie le synonyme d’appartenance à l’élite arménienne.

 

Dix-huit ans plus tard 90 pourcent de nos diplômés ont des postes de responsabilité en Arménie ; avec 75 pourcent d’étudiantes l’UFAR est un facteur essentiel de la promotion des femmes en Arménie et nous savons tous (surtout nous, les hommes) que ce sont les femmes qui font avancer les sociétés ; à mon départ, l’UFAR décrochait déjà la première place dans le prestigieux concours européens des juristes René Cassin devant les plus vieilles et réputées universités d’Europe, inaugurant ainsi une longue liste de succès ; en octobre dernier enfin, se tenait en Arménie le XVIIe sommet international de la francophonie étroitement associé, dans l’esprit de M. Le Président de la République, à la présence de l’UFAR, ainsi que cela ressort d’une lettre qu’il m’a adressée à son retour.

 

Durant ma mission, on m’a souvent objecté que ce projet était surdimensionné pour un pays modeste quant à sa population et son étendue. Je répondais toujours que c’était l’intelligence des jeunes Arméniens qui était surdimensionnée. Je ne me suis pas trompé, puisqu’il est aujourd’hui question, M. le Recteur Lavest nous l’a dit, de doubler les effectifs, ce qui suppose de nouveaux bâtiments, de nouvelles filières intégrant les mathématiques et le numérique. Ainsi l’UFAR pourra accompagner les évolutions en cours en Arménie qui tendent à mettre à l’honneur la déontologie qu’elle inculque, le sens des valeurs et le respect de soi et des autres, qui font depuis les origines sa force et sa réputation. Je ne doute pas que les Arméniens de la diaspora, qui aiment si fort l’Arménie et tout autant la France, souhaitent y contribuer."

 

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