Portraits d’ufariens entrepreneurs (5). Diana Davtyan : lancer une affaire pour justifier son choix de métier

25/03/2019

Diana Davtyan, étudiante en 3e année de Marketing,  s’est inscrite dans cette faculté de l’UFAR pour « apprendre à bien utiliser sa créativité ». Le domaine où elle travaillera plus tard importe peu, ce qui l’intéresse, c’est qu’elle puisse mettre en œuvre son esprit créatif et évoluer. Cependant, comme tout jeune, Diana se posait des questions sur son choix de métier et elle a trouvé un moyen de le tester : « Avant que je n’ai lancé ma petite affaire, je n’étais pas vraiment sûre que j’avais bien choisi mon métier. Cela a été pour moi une façon de tester mes compétences en marketing : est-ce que j’arrive à bien présenter un produit et le vendre malgré la grande concurrence ? ». La petite affaire dont elle parle représente un magasin en ligne de produits cosmétiques et parfums.

 

Le lancement d’une affaire ne semble pas sophistiqué aujourd’hui : « Les canaux de communication web, les réseaux sociaux nous offrent des possibilités très larges en ce moment, cela ne demande pas d’investissement dans les premiers temps. J’ai même commencé à communiquer sur mes produits avant de les avoir. J’ai juste ouvert une page instagram et mis des photos de ce que je pourrai vendre », raconte Diana. Pour gagner des followers, elle s’est servie de la technique bien connue : suivre les gens qui suivent des pages identiques. Elle compte aujourd’hui 11200 followers et plusieurs clients fidèles. Pour commencer, elle s’est servie des astuces qu’elle avait connues à ses cours de marketing et publicité à l’UFAR : des promotions, des concours, des cadeaux pour attiser l’intérêt de la clientèle potentielle.

 

Avec son magasin en ligne Diana a découvert pour elle une compétence et une vocation, elle sait comment faire pour se distinguer : « Je me suis mise à la place d’un client qui achète et j’ai essayé de voir ce qui m’attire. Il est important que le produit soit joliment présenté, la photo soit de bonne qualité. »

 

En parlant des difficultés de l’entrepreneuriat, elle distingue la définition des prix : « Si c’est plus facile pour les parfums car les prix des grandes marques sont généralement connus - encore que ça dépend des pays de fournisseurs - en cas des produits cosmétiques, c’est difficile, il y a toute sorte d’offre, à tous prix. Je me suis basée sur la politique des magasins existants. Mais pour rester concurrentielle, j’ai mes techniques de jeu (que d’ailleurs j’ai aussi acquis à l’UFAR) : quand ils augmentent les prix, je les baisse, quand ils les baissent, je baisse encore plus », se réjouit Diana.

 

Pour l’instant, la jeune étudiante ne considère pas cette affaire comme le cœur de son activité, elle fait des stages à côté, dans des banques et boutiques de luxe : « C’est plus un moyen d’arrondir mes fins de mois, payer mes études, couvrir mes frais et être autonome. Mais cela me permet aussi de gagner de l’expérience dans la relation client, c'est toujours difficile de garder le bon niveau de communication quand tu as beaucoup d’autres occupations comme les études ou les stages. » Selon Diana, l’entrepreneuriat permet d’être plus mûr et équilibré, elle conseille à tout le monde d’essayer de lancer une affaire, surtout qu’avec les canaux de communication actuelle, cela peut ne coûter littéralement rien au début.