Portraits d’ufariens entrepreneurs (3). Mary Sargsyan : accompagner les startups maintenant pour créer la sienne plus tard

06/03/2019

Après une licence professionnelle banque et assurances à l’UFAR et plusieurs stages en France et en Arménie, Mary Sargsyan a trouvé sa vocation dans le secteur de l’entrepreneuriat : « Ce qui me passionne vraiment dans ce domaine,  c’est le processus qui mène d’une idée à la création d’une entreprise, à un produit. Accompagner ce processus et contribuer ainsi au développement de l’économie de mon pays, c’est ce qui me plaît le plus dans mon travail actuel ». Mary est gestionnaire de projet chez StartDoon, un incubateur de startups qui propose des services de « mentoring » et conseil, coaching, accès aux investissements et aux marchés pour les jeunes entreprises arméniennes. StartDoon est une initiative de Philippe Poux, un Français passionné du secteur NTIC et un ami de l’Arménie. « En découvrant le potentiel riche de ce pays, Philippe décide d’y investir et de renforcer les liens avec la France dans la culture startup », raconte Mary. Ce qui fait la particularité de cette maison de startup (doon – prononciation occidentale du mot տուն – maison arménien), c’est l’approche individualisée et le lien avec la France et l’Europe : « Nous ne fixons pas des cursus ou des programmes généraux pour toutes les startups, nous avons une approche particulière selon l’entreprise et choisissons dans notre base d’experts la prestation qui convient. Ensuite, nous essayons d’évaluer les possibilités d’export de la startup dans les marchés français et européen. »

 

StartDoon a commencé ses activités il y a presque 1 an, l’équipe n’est pas grande : le fondateur et DG Philippe Poux, le directeur exécutive Hayk Mnatzakanian qui est d’ailleurs un alumus de l’UFAR faculté marketing, Arsen Bagdasaryan conseiller stratégique, et Mary elle-même. L’entreprise a accueilli 5 stagiaires de l’UFAR cette année sur des missions de marketing et gestion. « Travaillant dans un environnement où ils sont toujours en contact avec les jeunes entreprises, ces stagiaires ont eux-mêmes généré une idée de startup, l’ont développée avec le soutien d’Arsen et sont en train de terminer le business plan. Nous suivons de près cette initiative », se réjouit Mary (plus de détails sur cette initiative dans les actualités à venir).

 

Ces stagiaires ne sont pas les seuls : Mary aussi a l’intention de créer tôt ou tard sa propre startup. Cet intérêt vers l’entrepreneuriat trouve ses origines dans ses années passées à l’UFAR et se renforce avec StartDoon : « L’UFAR m’a appris à ne pas avoir peur de faire plusieurs choses à la fois et à oser lancer une idée. Dès la première année d’études on a été dans la philosophie de l’entrepreneuriat. Le fait de travailler chez StartDoon me permet de connaître les nuances de la création d’une entreprise, de voir les expériences et les exemples de tous nos clients. »

 

Mary se voit plus tard entreprendre dans le domaine du social, car elle considère que l’entrepreneuriat social qu’elle a découvert en France n’est pas encore assez développé en Arménie : « Le fait de parler français et d’avoir ce contact avec la France au cours de mes études à l’UFAR m’a permis de connaître la culture française, c’est une ouverture importante pour les ufariens. J’ai pu découvrir l’entrepreneuriat social et la culture startup française ». D’ailleurs, StartDoon prend l’initiative d’ « importer » cet écosystème entrepreneurial français en Arménie en travaillant sur la création d’une communauté French Tech en Arménie, un nœud rassemblant les fondateurs de startups, investisseurs, employés et autres parties prenantes de l’écosystème.