Reportage de la Première chaîne publique arménienne

13/02/2019

Le 12 février 2019, Hasmik Arakélyan, journaliste à la 1 chaîne publique arménienne, s’était rendue à l’Université française en Arménie pour un entretien avec le recteur de l’UFAR, prof. Jean-Marc Lavest, sur le projet UFAR20+

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Situé à proximité de TUMO, le nouveau campus de l’UFAR accueillera environ 2200 étudiants et 200 enseignants et membres du personnel. Ce projet se réalisera si l’UFAR arrive à collecter 3 millions d’euros d’ici la fin de l’année 2019.

Jean-Marc Lavest répond aux questions de la journaliste.

HA : Pourquoi ce choix de lieu à côté de TUMO ?

JML : Il y a avait la nécessité de rapprocher l’université de TUMO. C’est une grande opportunité d’augmenter la visibilité de l’UFAR, nous voulons non seulement agrandir l’université mais devenir également le cœur francophone du Caucase, s’ouvrir à la jeunesse arménienne, celle d’Iran ou d’ailleurs.

Le projet s’appelle UFAR20+, UFAR pour Université française et Arménie et 20 pour l’âge qu’aura l’UFAR en 2020. Si tout se passe comme prévu, le campus accueillera ses premiers étudiants en 2021.

Le projet a aussi retenu l’attention du président français, Emmanuel Macron, qui a annoncé le 5 février, qu’il plaçait la levée de fonds UFAR20+ sous son haut patronage.

« Nous avons aujourd'hui le projet d'un nouveau campus pour que l'UFAR connaisse de nouveaux succès, s'internationalise pour répondre aux besoins de cette jeunesse arménienne qui a envie de France et de francophonie. L’objectif est d’adosser aussi ce nouveau campus au centre TUMO, pionnier arménien d’éducation numérique qui a tant inspiré à Paris et ailleurs »  a précisé le président.

Dès le lancement de la campagne,  une première promesse de don de 500 000 euros a été faite par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Jean-Marc Lavest espère avoir des investissements de la part de la diaspora arménienne. Il souligne qu’avec ce projet, l’UFAR veut contribuer au développement économique de l’Arménie, et c’est pour ce même objectif qu’ils ont ouvert en 2018 la faculté d’informatique et de mathématiques appliquées.

JML : J’ai une formation d’ingénieur, je viens du monde de science, mais ma profession actuelle a fait de moi un chef d’orchestre. Il faut que j’arrive à convaincre nos partenaires, nos étudiants où on veut aller, il faut identifier les projets et rassembler les forces pour réussir cette initiative.

Développer l’UFAR c’est développer et renforcer les relations entre la France et l’Arménie.