Success story : Serzh Rushanyan, de l'UFAR jusqu'à Cambridge

04/11/2019

Serzh Rushanyan est un alumnus de la faculté de Droit de l'UFAR de 2018. Il a cette année été accepté à l'Université de Cambridge.

Nous avons rencontré Serzh pour parler de ses clés de succès et ses ambitions professionnelles.

 

- Comment avez-vous choisi le domaine du droit?


Le choix du droit comme profession était directement lié aux valeurs et idées que je porte, telles que : soutenir les faibles, rétablir la justice, lutter contre la criminalité, ces idées ont toujours eu un grand impact sur le développement de ma personnalité. Le droit serait un moyen efficace pour la mise en œuvre de ces dernières.

- Avez-vous eu des moments de déception que vous avez surmontés en continuant à travailler pour arriver à votre objectif.


Le mot déception a pour moi un autre sens non équivalent : un défi. Quand on est déçu, l’abandon de l’objectif est possible, alors que dans le cas du défi chaque échec est le début d’un nouveau défi. Il faut également souligner que les défis sont partout lorsqu’on ne veut pas choisir la voie que beaucoup ont déjà parcourue.

- Quelle est votre clé de succès?


Je voudrais distinguer deux qualités qui ont été essentielles pour moi. Je n'ai pas eu peur de transformer les rêves en objectifs. Plusieurs personnes n'essaient pas de le faire, car ils ont peur d’un éventuel échec et du sentiment d'infériorité par rapport à eux-mêmes qu’ils vont avoir après. Cependant, comme je l'ai déjà noté, pour moi tout échec est le début d’un nouveau défi, il ne faut pas avoir peur. La deuxième qualité qui m'a beaucoup aidé est celle de ne pas être pressé. Il ne faut pas courir, il faut parfois avancer à petits pas pour arriver finalement au but.


- Qu’est-ce qui vous ont apporté les études à l'Université française en Arménie?


Le rôle de l'UFAR est essentiel dans tous mes succès. Avant tout : une base professionnelle, je suis aujourd’hui à l’Université de Cambridge, et je peux sans aucune hésitation lancer n'importe quelle discussion juridique avec mes professeurs, sans craindre que mes connaissances ne soient pas suffisantes, et c'est grâce à ma première Université, à un corps enseignant brillant que je vais d’ailleurs rejoindre moi-même. Je dois également noter que grâce à l’UFAR j’ai trouvé de vrais amis, ce qui est beaucoup plus important que n’importe quel acquis professionnel.


- Vous voulez travailler en tant que procureur dans l'avenir, pourquoi?


Travailler comme procureur fera partie de mes activités professionnelles. Pour moi, le procureur joue le rôle primordial dans la lutte contre la criminalité. Travailler en tant que procureur me permettra de soutenir les faibles, de contribuer au rétablissement de la justice sociale. Lutter contre les mauvaises mœurs qui règnent en Arménie est ma mission. Je vois mon avenir en République d'Arménie et je veux que les générations suivantes vivent dans une société basée sur des valeurs importantes.


- Quelle est la place de la transmission de vos connaissances aux étudiants arméniens dans votre carrière?


Une autre branche de mes activités professionnelles est le travail académique. Ce dernier suppose tout d'abord l'enseignement, je vais certainement enseigner dans diverses universités en Arménie. J'ai des objectifs à long terme de développer des programmes pour les écoles. Malheureusement, en Arménie les enseignants ne sont pas intéressés par la mise en œuvre des programmes éducatifs dans les écoles, alors que l'éducation est un moyen essentiel pour le développement du système des valeurs individuelles. Et ces valeurs, en fait, se forment dès le plus jeune âge.
En parlant des activités académiques, je fais référence également aux travaux scientifiques : des livres, des articles scientifiques, dans lesquels j’essayerai de proposer des solutions aux problèmes du système juridique arménien qui est encore en voie de développement.


- Parlez-nous un peu de votre initiative de l’ONG “Justice and the Rule of Law"?


Cela fait également partie de mes activités professionnelles, à travers cet ONG nous essayons de sensibiliser le public à leurs droits et de présenter les mécanismes possibles de la protection de ces derniers. Via notre site officiel (j-rl.com) tout le monde peut obtenir une consultation gratuite et anonyme sur les questions juridiques qui l'intéressent.



- Quel domaine de droit avez-vous choisi à Cambridge?

En générale l'Université de Cambridge est une source inépuisable d’opportunités. Je m'intéresse particulièrement au droit international. Les connaissances acquises dans le cadre de cette discipline me permettront d'équilibrer mes activités de procureur.
Cambridge me donnera aussi la possibilité d'étudier le système juridique du Royaume-Uni, qui a parcouru une voie de développement séculaire et qui peut résoudre de nombreux problèmes juridiques en Arménie.
Il est également important pour moi d'étudier le système d’enseignement de l'Université de Cambridge, les méthodes d'enseignement, la littérature sur laquelle l'Université se concentre, et par la suite d’introduire cette expérience en Arménie.